Les images du présent recueil sont tirées de l'ouvrage poétique Les Fleurs du mal de Charles Beaudelaire, à paraître bientôt aux Éditions gabi.
Les images se sont faites multiples à la lecture du très connu, de l'inconnu, du nouveau - puisque peut-être trop connu, que de réputation, ouvrage poétique. Vite critique face à chaque espoir, ne sélectionnant que certains. Rien n'est trop bas qui inspire. Quand concrétiser une image se fait facilement, on ne recule mais avance.
Le dernier exercice du genre remonte à une quinzaine de révolutions, si ma mémoire ne se moque. Rien de moins que du Nietsche, rien de moins que de possibles évocations. Faits sur de grands papiers bon marché, peu d'enfants subsistent. Mais le souvenir.
Un ancien instituteur de français m'avait affirmé qu'il n'existait rien de plus concret que la poésie. Y a-t-il quelque chose de plus concret que le concret? Y a-t-il plus vrai que ce qui est? Je dois abonder dans le même sens que le maître moribond, tout en précisant que si on ne peut faire plus vrai, on peut faire aussi vrai. Et c'est sur l'intangible que repose la véracité de ce qui est.
Encore aujourd'hui, impossible de mettre le doigt, de poser l'oeil, de lever le nez, sur ce qui, jadis, fit maudire le recueil cité. On aurait pu me choquer, me contrarier, me déplaire. On ne m'a que diverti. Et pas toujours très bien. Mais rien n'est trop bas qui inspire. Au bûcher! les nouvelles idées, si de leurs cendres doivent naître les penseurs de demain.
Puis-je recommander la lecture de l'ouvrage? Faut-il qu'il soit lu? Puisque c'est le seul moyen de s'en faire une idée, pourquoi pas? Et, à elles seules, les images en valent le coût.
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