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Rien, rien, rien, sinon la peur de tout. La prise de conscience de quelques nouvelles vérités. De plus anciennes trop longtemps occultées. N'est-ce pas le même viel objectif qui m'a toujours motivé? Faire, faire, questionner et refaire. Pour une parcelle de vrai, pour un peu plus de paix.

On n'y a jamais rien entendu qui se rapproche réellement de bruits marins. Qui eut le premier cette étrange idée? Je me refuse à transmettre à ma progéniture cette fausse rumeur de peur que, en portant les neptuniennes choses à leur oreille, elle ne les y échappât pour demeurer éternellement avec ces sons étranges en tête.

Les coquillages demeurent la plupart du temps bien rangés dans leur boîte, boîte de fer blanc qui leur sied mal. Ils n'en sortent que par la volonté de mes fils qui succombent à leur charme discret et naturel. Je tiens peu à eux mais insiste toujours pour qu'on les range avant de passer à autre chose.

Cacher pour mieux dire, pour dire davantage. Il n'y a plus rien que je crois impossible si des contraires peuvent s'alimenter sans cesser de se contredire. Je ne veux plus douter de quoi que ce soit si je puis obtenir une chose en m'en éloignant. Il est grand le mystère de la foi, surtout lorsqu'on ne supporte pas le vin de messe.

Enfin teintés de nouvelles responsabilités, les sujets mutent tranquillement comme s'ils s'étaient tantôt décidés à respecter les lois de la sélection naturelle. Ils cherchent à se faire remarquer. C'est normal, quand on a été résolument discret pendant près de quarante ans.



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