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Les oubliés, les négligés, sous les projecteurs. Origines diverses et très différentes. Une série, une autre. Une approche, une autre. Une époque et une autre.

Le passage du temps, sa marque, ses traces, autrement que d'habitude. Parfois 8 ans de pas, de tâton, de négligence volontaire. C'est que ça réfléchit longtemps, un dessin ininspiré. Autant qu'il le faut. Et quand ça ne réfléchit plus, on les montre pour que les autres y réfléchissent.

Des dessins de dessins de dessins. Des versions interminables d'un même dessin. Une recherche presque inscessante qui suit les caprices et l'évolution, dont même les objectifs changent, dont même la vocation change.

Une superposition d'idées qui, chacune, relancent une vieille proposition qui n'est plus de l'heure ou qui est devenue fade. Une pierre dans l'eau qu'a déjà troublée mon crayon. Une pierre pour de nouveau troubler ce qui était désormais sans onde.

Confiance en un médium déjà employé mais timidement. La volonté d'en abuser n'a de frein. Le marqueur arrogant se transforme rapidement en iconoclaste: disparaissent les lignes représentantes pour tout ramener à la feuille même. Tant d'effort pour tirer quelque chose du papier, tant d'effort pour constamment y revenir. Car convaincu que c'est ainsi qu'on le fait parler.

Ce qui disparaît peut dire davantage que ce qui paraît. La tache simplifie le propos mais multiplie les possibles. Comme une suggestion. Comme une allusion. Sous les taches, je ne vois que des lignes, et c'est tant mieux, puisque que je n'ai jamais fait que des lignes.