Démarche





Je travaille depuis quelques heures comme un forcené pour me rendre de nouveau à l'évidence que toute drogue, légale ou non, a un côté noir puisque étant un poison pour le corps. Stimulants, calmants et autres ne sauraient mériter qu'on les considère comme substituts ou ressources.

Pourquoi faut-il se faire violence de la sorte pour arriver à extraire celle qui nous habite? La drogue nous fait oublier pendant un moment tout ce qui nous lie les mains mais devient, à la fin, mal et baillon.

Cette méthode épuise et rend presque indispensable l'utilisation de la substance pour la moindre introspection, alors qu'il est bien sûr souhaitable de pouvoir y parvenir constamment en utilisant ses propres énergies.



Démarche





L'artiste est comme cet homme qui échafaude tranquillement une machine pour forer et qui cherche inlassablement, jour et nuit, ce que sa terre cache de plus précieux. Le recours à une drogue se compare à l'utilisation de dynamite: de façon violente et ponctuelle, l'homme creuse son terrain; il le détruit en essayant de découvrir ce qu'il contient.

La drogue nous fait oublier le petit être sensé qui chante sans cesse des berceuses au fou qui sommeille en nous. Ce petit être est tellement bien dressé, tellement habile à ce qu'il fait qu'il laisse à plusieurs l'impression non seulement que ce fou ne peut être réveillé mais que ce serait la pire chose qui puisse arriver.

Hors, ce fou nous ressemble bien plus que le petit être. Ce fou est notre ami et nous devons apprendre à souhaiter le voir ouvrir les yeux.

s ous l'écorc e
houppier
coupe à blanc
fruits
sève
bucheron
scierie
fût
souche
branches
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sculptures
la chair
28 septembre 2005